vendredi 14 juin 2013

Hiroshima, cité de la paix



Quand on pense à Hiroshima, on pense tous à la même chose... Et c'est pour ça que cette ville est une étape intéressante à faire lors d'un voyage au Japon, bien qu'elle ne soit pas la plus jolie!
Le parc du mémorial de la paix, le dôme de Genbaku (épicentre de la bombe atomique en 45, et seul bâtiment à être resté debout), le musée, le mémorial des enfants... Je vais être un peu flemmarde, mais vous trouverez toutes les infos sur ces monuments sur le net (Wiki est votre ami!), tout ce que j'ai envie de dire c'est que cet endroit vous arrachera des larmes, soyez prévenus!



Juste un petit mot sur le Monument de la Paix des enfants, qui est particulièrement émouvant :c'est un monument commémorant Sadako Sasaki ainsi que tous les autres enfants ayant péri dans le bombardement. Cette fillette, tout juste âgée de 2 ans lors du bombardement, développa une leucémie due à son exposition aux radiations qui la tua alors qu'elle avait 12 ans, en 1955. Elle avait entrepris de plier 1 000 grues en papier, ce qui, selon une légende japonaise, permet de voir un de ses vœux exaucés.
Aujourd'hui, ces grues sont devenues un symbole de paix, et de nombreux enfants visitant le mémorial laisse un origami au pied de la statue. La statue représente Sadako Sasaki, tenant dans ses bras une grue en or.

Lorsqu'on est arrivés devant, une classe d'enfants chantait en choeur devant, ça m'a bien mise dans l'ambiance tout de suite ( = je me suis mise à chialer comme une madeleine).

Maaais il y a des choses bien plus gaies à voir à Hiroshima, ou plutôt à manger, car l'une des spécialités de la ville est l'anguille grillée! Le plus souvent servie en donburi, ça s'appelle Unagi-don, et c'est un plat plutôt cher, mais aaah ça vaut le coup! C'est terriblement bon, la sauce est une sauce spéciale Unagi, qui s'accorde parfaitement à sa saveur très particulière, bref encore une tuerie. J'aimerais vraiment savoir cuisiner l'anguille pour en refaire, mais il faudrait déjà que j'en trouve par ici, et c'est pas gagné, alors je me contente de baver devant mes souvenirs.
Comme à Miyajima, les huîtres sont partout et très bonnes!



Le réseau de tramway vieillot donne un charme tout particulier à la ville, je trouve...


Et l'autre truc qu'on voulait absolument goûter dans cette ville, ce sont ses okonomiyaki très particuliers! "Hiroshima-style" : il s'agit d'une base de chou/oeuf/farine classique, mais avec dessus, des nouilles sautées (yakisoba), et encore par dessus un oeuf! Décadent! 
A déguster directement au comptoir, après avoir regardé le cuistot les préparer devant vous sur la plaque chauffante "teppanyaki" ;)


(pour info on a mangé dans la gare : si vous ne connaissez pas une ville au Japon et que vous avez faim, allez à la gare, vous y trouverez toujours plein de restos!)


Voilà, plus qu'une destination, Osaka, et j'aurais terminé de vous raconter ce voyage (il m'en aura fallu, du temps!)! A la prochaine! ^_^

mercredi 22 mai 2013

Miyajima, my love #2 (coucher de soleil sur le torii)

Pff, les posts sont beaucoup trop espacés ici, désolée! Je passe beaucoup de temps en ce moment à préparer la Japan expo, donc j'ai moins de temps pour bloguer >o<
Je vous en parlerai un peu plus bientôt, mais j'aurais un stand avec ma copine Ibealia, vous pouvez suivre l'avancée de nos projets sur le blog Draw'in'Girlz! C'est surtout de l'illustration bien sûr, mais si vous aimez la bouffe japonaise, je prépare un truc qui va vous plaire : je n'en dis pas plus! ^^ (oooh le teaaasing de fouuu)

Donc, où en étais-je? Ah oui, on était restés sur l'île de Miyajima.
En fait on avait décidé de ne pas se fatiguer à monter jusqu'au sommet de la montagne, parce qu'on avait les jambes un tout petit peu cassées à ce stade du séjour, et surtout parce qu'on était bien, tout simplement, au bord de l'eau, et qu'on avait juste envie de profiter. On a donc passé la fin d'après-midi à regarder le soleil se coucher sur le torii, et c'est à mon avis la meilleure activité à faire là-bas... C'est magique.



Le soir, direction le Miyajima Seaside hôtel  : notre petite folie de fin de voyage. C'est pas donné comme hôtel, mais ça valait le coup! En fait c'est un hôtel-ryokan : entendez par là que les chambres sont traditionnelles, futon et cie, enlevage obligatoire des chaussures à l'entrée, etc etc. Mais sinon, c'est quand même très grand, moderne et plutôt très classe.



Juste avant le repas, on a voulu tester les bains, expérience que l'on avait pas encore tentée au Japon! J'étais pas super rassurée quand même, c'est pas tout mais ma pudeur résistait! Au final A. y est allé, et il me dit "c'est bon, y a personne, je suis sûr que c'est pareil côté femmes, tu peux y aller!"
Hop, j'enfile mon kimono et j'y cours : personne, effectivement. Chouette! Je me douche sur l'un des petits tabourets alignés le long du mur, impressionnée par la taille de la "salle de bain" et tous ces miroirs... Et puis je file me cacher vite fait dans l'eau chaude, non, bouillante! Sérieusement, ils sont fous quand même, on va pas me dire que c'est bon pour la peau, de l'eau aussi chaude?! Mais bon, passé la première impression en mode "je suis un homard ébouillanté vivant", c'était merveilleux, il faut avouer... Jusqu'à l'arrivée de 3 japonaises en tenue d'Eve, super à l'aise évidemment. Je suis restée tapie dans l'eau en espérant qu'elles repartent vite, mais mon moment de solitude était bel et bien passé, et je suis sortie en quatrième vitesse tout en essayant d'avoir l'air le plus naturel possible. Bon. C'était une expérience, mais je jure que plus jamais je me mets à pwal devant des inconnus, comme ça!



Aaaah le repas. Comment dire ça simplement... On s'est pétés le bide. Il y avait un nombre incalculable (bon d'accord j'ai peut-être juste la flemme de compter) de plats différents, la plupart très bons, et présentés dans une vaisselle sublime.
Fruits de mer, sashimi, boeuf cru mariné... Et encore des plats surprenants : une sorte de gâteau de poisson je crois, des nouilles transparentes et croquantes avec une sorte de caviar vert, une gelée à la consistance... particulière, recouverte d'une sauce qui nous a fait penser... à de la sauce Mac Do! Si si! C'était tout à fait le même goût! Pas super bon, donc ^^'





Pour le crustacé que l'on voit sur les photos, je ne sais pas du tout ce que c'était, ça ne ressemblait pas à une huître... Si il y a des connaisseurs, je serais curieuse de savoir ce que ça peut être! ^^



Après une dernière nuit sur des futons (et un serment de A.  : plus jamais 4 nuits d'affilée sur des futons, JAMAIS), on passe devant le torii pour des adieux déchirants (non mais sérieux, je ne voulais pas partir), et direction Hiroshima!




mardi 30 avril 2013

Miyajima, my love #1 (le rouge vermillon, la mer et les huîtres)




Miyajima…l'arrivée sur l'île, en ferry, depuis Hiroshima...

(vous ne rêvez pas, ce sont bien des méduses)



Et très rapidement… mais qui revoilà! Notre meilleur ami le daim!
Non bon en vrai on était contents de les revoir.




Attention, je dois vous prévenir, je vais tout simplement et sans scrupule vous bombarder de photos du tori, que j'ai trouvé infiniment beau, tellement photogénique aux différents moments de la journée, en fonction de la couleur du ciel et de la marée, que je l'ai prix sous toutes les coutures.
Comme tout le monde, vous me direz, ce sont des vues du Japon vraiment connues, mais vous savez quoi ? C'est parce qu'on tombe amoureux tout de suite en le voyant.



Un point culture s'impose, avec l'ami Wiki : 

"Le grand torii (大鳥居?) flottant du sanctuaire d'Itsukushima est l'une des attractions touristiques les plus populaires du Japon. La vue du torii avec en fond le mont Misen, est désignée comme l'une des « trois vues les plus célèbres du Japon » avec le banc de sable d'Amanohashidate et la baie de Matsushima. On l'appelle aussi « la porte du Japon ».
Le torii, qui semble flotter à marée haute1, n'est accessible depuis le rivage qu'à marée basse.
Le sanctuaire est doté d'un torii depuis 1168, bien que l'actuel ne date que de 1875. Il mesure 16 mètres de hauteur et possède quatre montants (style ryōbu 両部, ou yotsuashi 四脚) afin de lui donner plus de stabilité. Depuis sa construction, il n'a jamais été complètement restauré. Pour ne pas qu'il pourrisse avec l'eau de mer, on pratique le sugekae (挿げ替え?), technique qui consiste à seulement changer tous les 100 ans les parties immergées."




En me replongeant dans ces photos, je me dis que cette journée était peut-être la plus belle de ma vie. Vraiment. L'environnement enchanteur, le soleil, ma proximité de la mer, les zones ombragées, les daims en liberté, les petites rues aux commerçants souriants, à l'ambiance détendue mais animée, le calme enveloppant du tori solidement ancré les pieds dans l'eau… Si le paradis existe, je veux qu'il ressemble à Miyajima.

C'est peut-être aussi la petite bretonne qui parle, et qui était bien contente de retrouver la mer et la plage, comme de vieux amis que l'on retrouve alors qu'on est totalement perdu à l'autre bout du monde. Je crois que la mer me ferait me sentir partout chez moi. ^_^

Comme il s'agit d'une île sacrée, il est strictement interdit d'y naître ou d'y mourir. Logique.
Il est aussi interdit d'abattre les arbres donc, ce qui donne une forêt luxuriante, pleine de magnifiques érables...

(glace à la patate douce et patate douce rôtie : super bon!)


Ci-dessus, les fameux "momiji manju", spécialitaté de l'île : des petits gâteaux en forme de feuille d'érables, fourrés traditionnelement à l'anko (pâte d'azuki), ou à la pâte de thé vert. C'est trop trop bon. Il y en avait dans l'avion pour le retour, à volonté, je vous dis pas comment on s'est gavés.

Autre importante découverte culinaire de la journée : les huîtres! Les huîtres d'Hiroshima et de Miyajima sont célèbres dans le monde, et les façons de les préparer sont multiples (oui, au Japon on ne se contente pas de les gober au Nouvel an : ok c'est bon mais on peut s'amuser un peu plus que ça, non?). On en a testé plusieurs. La meilleure pour moi, la tuerie ultime : les huîtres juste grillées, à manger sur un coin de table à l'ombre d'un magasin de souvenirs, avec juste un trait de jus de citron et de sauce soja. Le rêve.
A refaire absolument cet été sur le barbecue!



Comme ça ne calait quand même pas nos estomacs sans fond, on s'est installé dans un resto de la petite rue commerçante, pour déguster des kaki-furai (kaki = huîtres, "furai" : "fry" en anglais, donc des huîtres panées) et un donburi aux huîtres façon oyako-don : des huitres prises dans une sorte d'omelette baveuse au dashi, sauce soja, etc...
J'ai testé ce plat pour la première fois la semaine dernière d'ailleurs : pas de photo ni de recette parce que j'étais un peu crevée et j'ai fait n'importe quoi, donc ça n'était réellement pas présentable, mais le goût était là, c'est délicieux!


 (la plus grande spatule à riz du monde! 
... 
Non moi non plus je pige pas bien le concept, mais ça a l'air de leur faire plaisir)



Le soir, on a fait un repas in-cro-yable dans un ryokan magnifique au bord de la mer, je vous montre ça la prochaine fois!

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